Fuite d’eau, mur imbibé, plafond qui s’effondre… En copropriété, les dégâts des eaux sont fréquents et nécessitent une gestion efficace pour éviter les conflits entre occupants, syndic et assureurs. La convention IRSI (Indemnisation et Recours des Sinistres Immeubles), mise en place le 1er juin 2018, encadre la prise en charge du sinistre et définit qui fait quoi.
Dans cet article, nous vous expliquons comment fonctionne la gestion d’un dégât des eaux en copropriété, étape par étape.
Identifier l’origine de la fuite en copropriété

Chaque jour, 4160 dégâts des eaux sont déclarés en France, selon France Assureurs. Le dégât des eaux est la première cause de sinistre dans les logements en France, en immeuble ou en maison individuelle.
La première étape cruciale lors d’un dégât des eaux est l’identification de l’origine de la fuite.
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Qui doit organiser la recherche ?
Selon la convention IRSI, la responsabilité de l’organisation de la recherche de fuite dépend de la localisation présumée de cette dernière :
- Fuite semblant provenir d’un local privatif : L’assureur de l’occupant du local prend en charge l’organisation de la recherche de fuite.
- Fuite provenant d’une partie commune : Le syndic de copropriété organise la recherche de fuite.
- Autres situations : local privatif inaccessible, origine présumée difficile à identifier, doutes ou urgences. Dans ces cas, le syndic, en tant que garant de la conservation de l’immeuble, est souvent le mieux placé pour arbitrer. Il prendra donc en charge la gestion de la fuite et pourra, grâce à la convention, obtenir le remboursement auprès de l’assureur du local finalement identifié comme responsable.
Cette distinction permet de déterminer rapidement qui doit intervenir pour stopper la fuite et limiter les dommages.
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Qui finance la recherche de fuite
La convention IRSI prévoit que les frais de recherche de fuite sont généralement pris en charge par l’assureur du local responsable de la fuite.
Bon à savoir 💡
Si la recherche de fuite est effectuée par un professionnel mandaté par le syndic ou un copropriétaire, il est essentiel de conserver toutes les factures et rapports pour faciliter le remboursement par l’assureur.
Le syndic peut réclamer le remboursement de la recherche effectuée dans un local privatif à l’assureur de ce local si la fuite provenait bien de là.
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Déclarer un dégât des eaux : qui fait quoi ?
Dès la constatation d’un dégât des eaux, plusieurs actions doivent être entreprises :
Le rôle du sinistré et du syndic
Par le sinistré :
- Préservation des preuves : Prendre des photographies des dommages et conserver les biens endommagés jusqu’à l’évaluation par l’assureur.
Par le syndic :
- Information des copropriétaires : Notifier les autres occupants de l’immeuble si les parties communes ou d’autres lots sont affectés.
- Coordination des interventions : Organiser les réparations nécessaires dans les parties communes et faciliter l’accès aux professionnels mandatés.
La prise en charge du dossier
Selon la convention IRSI, l’assureur du local sinistré est désigné comme assureur gestionnaire. Il est responsable de la gestion complète du dossier, y compris :
- Évaluation des dommages : Mandater un expert si nécessaire pour estimer l’ampleur des dégâts.
- Organisation des réparations : Proposer des solutions pour la remise en état des lieux.
- Indemnisation : Verser les sommes dues au titre des garanties prévues au contrat ou, pour les sinistres coûteux, répartir les indemnisations entre les assureurs désignés
Cette centralisation vise à simplifier les démarches pour les assurés et à accélérer le processus d’indemnisation.
Bon à savoir 💡
Même si la cause de la fuite est inconnue, la convention IRSI oblige l’assureur gestionnaire à indemniser les dommages subis par le sinistré. Les éventuels recours entre assureurs seront ensuite gérés sans impliquer l’assuré.
