Lors de travaux de rénovation, l’assurance Dommages Ouvrage (DO) s’impose pour protéger la copropriété. Obligatoire, elle couvre rapidement les désordres affectant la solidité ou l’étanchéité de l’immeuble. Découvrez ici l’essentiel à connaître pour sécuriser vos projets !
Pourquoi l’assurance DO est-elle obligatoire ?
Cette obligation légale trouve son fondement dans la loi Spinetta, qui établit les règles et responsabilités de chacun.

Les objectifs de la loi Spinetta
L’assurance Dommages Ouvrage a pour rôle de couvrir les réparations liées à des dommages graves (fissures, infiltrations, affaissements, etc.) compromettant la solidité de l’immeuble ou le rendant impropre à sa destination. Elle s’inscrit dans le cadre plus large de la loi Spinetta qui encadre deux garanties distinctes :
- La garantie décennale, à la charge des constructeurs (ou artisans).
- L’assurance DO, à la charge du maître d’ouvrage (en copropriété, le syndicat représenté par le syndic).
En souscrivant cette assurance avant le lancement du chantier, la copropriété s’assure d’obtenir rapidement une indemnisation pour la totalité des dommages constatés, sans avoir à attendre l’issue d’éventuelles procédures judiciaires.
Les risques d’un défaut de souscription
- Recours financier lourd : les copropriétaires avancent les frais de réparation avant même de pouvoir se retourner contre l’entreprise responsable.
- Responsabilité du syndic engagée : le syndic peut être tenu pour fautif en cas de non-souscription d’une assurance pourtant légalement obligatoire.
- Difficultés lors de la vente d’un lot : l’absence d’assurance DO peut compliquer les transactions immobilières (refus de prêt, méfiance des acquéreurs, etc.).
Bon à savoir 💡
Selon la Fédération Française de l’Assurance, près de 70 % des sinistres en DO concernent des problèmes d’étanchéité (toiture, façades, etc.) ou d’infiltration d’eau.
Quels travaux de copropriété nécessitent une DO ?
La règle est simple : dès lors que les travaux touchent le clos et le couvert (toiture, murs porteurs, étanchéité, fondations…) ou qu’ils affectent la solidité de l’ouvrage, l’obligation DO s’applique. Voici quelques exemples fréquents :
- Rénovation complète ou ravalement de façade, surtout si l’étanchéité est concernée.
- Réfection de la toiture et de la charpente.
- Modification de la structure porteuse ou agrandissement.
En revanche, les travaux d’entretien courant (peinture, remplacement de luminaires, etc.) ou les interventions ponctuelles sans incidence sur la structure ne relèvent pas de la DO.
Bon à savoir 💡
Si vous hésitez sur la nature “décennale” des travaux, n’hésitez pas à consulter un courtier en assurance spécialisé en copropriété ou à demander un diagnostic technique. Mieux vaut surévaluer ses besoins en couverture que de se retrouver sans DO en cas de sinistre majeur.
Comment souscrire une assurance Dommages Ouvrage ?
Avant même de commencer les travaux, découvrons comment procéder pour obtenir une protection adaptée et sécuriser votre projet.
Les étapes de la souscription
Pour souscrire la DO, le syndic ou le conseil syndical doit :
- Recenser les travaux envisagés (description précise, plans, devis).
- S’adresser à un courtier ou un assureur spécialisé en immobilier.
- Transmettre les documents justificatifs (plans de l’architecte, détails techniques, etc.).
- Payer la prime unique correspondant au chantier dans son ensemble.
La souscription doit impérativement intervenir avant l’ouverture du chantier, sous peine de refus de garantie.
Le rôle du courtier en DO
Un courtier peut jouer un rôle majeur en :
- Évaluant le niveau de risque et l’ampleur du projet.
- Comparant les offres disponibles sur le marché.
- Assurant un suivi en cas de sinistre (expertise, négociation avec l’assureur).
