5,2 millions de logements sont des passoires thermiques en France. Afin de lutter contre ce phénomène, le gouvernement a mis en place de nombreuses contraintes. Découvrez dans cet article quelles sont les obligations des appartements notés F ou G au DPE en résidence collective.
Rappel sur les passoires thermiques en copropriété

Une passoire thermique est un logement noté F ou G au Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) individuel : A étant la meilleure note et G la moins bonne.
Ces habitations sont caractérisées par plusieurs choses :
- une consommation d’énergie très importante ;
- des factures d’énergie anormalement élevées ;
- une mauvaise isolation du bâti ;
- présence d’humidité, de courants d’air et sensation d’inconfort ;
- l’installation de systèmes de chauffage défectueux ou obsolètes ;
- une empreinte carbone plus élevée que la moyenne.
Bon à savoir💡
Il existe un DPE collectif qui permet d’estimer les performances énergétiques de l’ensemble d’un bâtiment, y compris de ses parties communes.
Les interdictions des passoires thermiques en copropriété
Le gouvernement fait la chasse aux passoires thermiques. Dans cette optique, plusieurs mesures existent qui visent à obliger les propriétaires de logements énergivores à les rénover afin d’atteindre une meilleure étiquette énergie.
Interdiction progressive de louer une passoire thermique
La mesure la plus connue est l’interdiction de mise en location d’appartements notés F ou G au DPE.
Ainsi, la loi Climat et Résilience impose aux copropriétaires de passoires thermiques :
- depuis 2022 : l’interdiction d’augmenter le loyer d’un bien noté F ou G entre deux locataires ;
- depuis 2023 : l’interdiction de louer un bien qui consomme plus de 450 kWh/m2/an d’énergie finale (critère de décence) ;
- depuis 2025 : l’interdiction de louer un bien noté G ;
- dès 2028 : l’interdiction de louer un bien noté F ;
- dès 2034 : l’interdiction de louer un bien noté E.
Bon à savoir 💡
600 000 logements classés G sont concernés par l’interdiction de location depuis le 1er janvier 2025. Concrètement, une étiquette G correspond à une consommation d’énergie supérieure à 420 kWh/m² par an en énergie primaire, soit environ 6 fois plus qu’un logement performant classé A
Plusieurs sources récentes confirment qu’un logement classé G entraîne une facture d’énergie annuelle moyenne largement supérieure à 2 300 €. Une étude de l’Insee, reprise par Boursorama en avril 2025, montre par exemple l’ampleur de ces dépenses :
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Logement DPE A : ~732 € par an (pour ~120 m²)
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Logement DPE E : ~2 012 € par an (pour ~86 m²)
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Logement DPE F : ~2 472 € par an (pour ~84 m²)
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Logement DPE G : ~2 873 € par an (pour ~74 m²)
