Vous venez d’hériter d’un bien immobilier dont vous n’êtes pas le seul bénéficiaire ou bien vous souhaitez acheter un appartement avec votre conjoint ? Découvrez les bénéfices de l’indivision et cessez une bonne fois pour toute de la confondre avec la copropriété ! Dans cet article, Genius vous présente les deux définitions juridiques pour y voir plus clair.
Définition d’une copropriété

La notion de copropriété est encadrée par la Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis qui la définit comme “tout immeuble bâti ou groupe d’immeubles bâtis à usage total ou partiel d’habitation dont la propriété est répartie par lots entre plusieurs personnes.”
Une copropriété est donc un immeuble résidentiel divisé en plusieurs lots privés (les appartements) détenus exclusivement par plusieurs propriétaires (les copropriétaires). Les espaces communs (hall d’entrée, escaliers, cours, ascenseurs) sont quant à eux partagés entre les copropriétaires selon un système de quote-part exprimé en tantièmes, mais ils n’en ont pas la jouissance exclusive.
Tous les copropriétaires, dès lors qu’ils sont plus de deux au sein de la copropriété, sont regroupés sous l’appellation syndicat de copropriété. Ce syndicat doit se regrouper tous les ans à l’occasion d’une assemblée générale (AG) où seront prises des décisions importantes pour la vie de la copropriété : règlement de copropriété, budget prévisionnel, travaux de rénovation etc.
Le syndic est l’organisme qui est chargé d’appliquer les décisions votées en AG. Il est désigné par le syndicat de copropriété.
Définition d’une indivision
On parle d’indivision quand au moins deux copropriétaires, appelés indivisaires, ont des droits de propriété de même nature sur un même bien. Chaque acquéreur est propriétaire du bien indivis à hauteur de sa contribution financière lors de l’achat (50/50, 100/20 etc), sans que sa quote-part ne soit matériellement distinguée.
Ce cas de figure se présente le plus souvent en cas de succession par héritage (décès d’un membre de la famille avec plusieurs héritiers par exemple), la dissolution des régimes matrimoniaux communautaires (divorce, décès) ou lors d’achat mutualisé (entre concubins ou pacsés).
Les indivisaires sont liés par des droits, parmi lesquels :
- la possibilité de quitter l’indivision à tout moment ;
- le droit de préemption : en cas de cession d’une part d’un indivisaire, les autres indivisaires sont prioritaires pour la racheter
Bon à savoir 💡
Les droits indivis correspondent aux droits détenus par chaque indivisaire sur un même bien en indivision. Un indivisaire peut ainsi avoir plus de droits indivis que les autres indivisaires sur un bien.
Mais aussi des devoirs :
- l’obtention de l’accord des autres indivisaires pour certaines décisions ;
- le respect de la destination du bien : un indivisaire ne peut pas transformer un appartement en local commercial par exemple ;
- le paiement des dettes et des charges communes (impôts, taxes, travaux) du bien indivis ;
- l’indemnisation des autres acquéreurs en cas d’utilisation personnelle du bien indivis.
Peut-il y avoir indivision en copropriété ?
Oui. En copropriété, l’indivision concerne les lots qui appartiennent à deux propriétaires ou plus, jouissant des mêmes droits de propriété sur le même bien. Autrement dit, un couple qui a acheté un bien immobilier à parts égales dans une copropriété est concerné par l’indivision.
Par ailleurs, d’après Consortium immobilier, “la situation juridique de copropriété n’exclue pas le phénomène d’indivision. En effet, cette dernière est présente dans la copropriété de par l’existence de parties communes dans chaque lot de copropriété. Ces parties communes se trouvent en état d’indivision puisque les copropriétaires ne disposent pas de droit exclusif sur elles. Elles appartiennent collectivement à la masse des copropriétaires, réunis dans le syndicat des copropriétaires.”
