4. Mettre en concurrence les prestataires
Facture d’électricité, de gaz, service de nettoyage, assurances, internet, etc. Les prestataires qui interviennent en copropriété sont nombreux. Afin de faire des économies, il est conseillé de mettre en concurrence ces différents fournisseurs.
En effet, les tarifs évoluent parfois d’une année sur l’autre. Avant échéance des contrats, vous pouvez penser à comparer les différentes offres qui s’offrent à la copropriété. Pour certaines prestations, comme l’énergie, les assurances ou l’accès à internet, le mieux reste de faire appel à des courtiers.
Bon à savoir 💡
Obligatoire, la réalisation d’un PPPT (Projet de Plan Pluriannuel de Travaux) impose aussi de mettre en concurrence les prestataires pour trouver le meilleur prix. Chez Genius, nous avons développé à l’aide d’experts (syndic de copropriété, bureaux d’études thermiques, diagnostiqueurs, ingénieurs, etc.), deux modèles de cahier des charges pour vous aider à vous mettre en conformité. Grâce à cette grille de critères, vous pouvez comparer en toute transparence différents prestataires de votre région.
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5. Réaliser des travaux de rénovation énergétique
Les travaux de rénovation thermique permettent d’améliorer les performances énergétiques de l’immeuble. Résultat ? Il est possible de diminuer la consommation d’énergie des parties communes. Cela peut passer par un remplacement des fenêtres simples par du double vitrage, l’isolation des murs ou encore l’isolation de la toiture.
Pour vous aider, il est possible de bénéficier de subventions, comme MaPrimeRénov’ et la Prime énergie, issue des CEE (Certificats d’Économies d’Énergie). De cette manière, vous faites baisser le montant du chantier, ce qui aura un impact sur les charges de copropriété.
Pour ces travaux, il sera obligatoire de faire appel à un ou plusieurs professionnels RGE (Reconnu Garant de l’Environnement). C’est impératif si vous voulez bénéficier d’aides. Afin de réduire encore le montant des travaux, comme expliqué plus haut pensez à comparer les artisans pour trouver l’offre au meilleur rapport qualité prix.
Bon à savoir 💡
Selon Ecopédia, le passage à des éclairages LED permet une réduction de la consommation liée à l’éclairage d’au moins 50 %, et cette économie peut atteindre jusqu’à 80 % lorsqu’on ajoute des systèmes de gestion intelligents (capteurs de présence, gradation, pilotage automatique, etc.)
6. Installer des panneaux solaires photovoltaïques
La mise en place de panneaux solaires photovoltaïques permet à la copropriété de produire sa propre électricité verte. Ainsi, elle peut couvrir une partie des besoins de la consommation électrique des parties communes et parfois même des occupants.
L’installation représente un investissement, mais il peut être minimisé par des aides comme la prime à l’autoconsommation. En outre, le surplus d’électricité produit peut être vendu à EDF OA, à un tarif fixé sur l’État pendant 20 ans. Le produit de la vente permet d’abonder les caisses de la copropriété et de réduire les charges pour les copropriétaires.
La loi Énergies Renouvelables (ENR) a été assouplie : depuis mars 2023, et confirmée en 2025, le vote pour l’installation de panneaux solaires en copropriété se fait à la majorité simple, ce qui facilite les projets. De plus, les tarifs d’achat du surplus photovoltaïque ont été revalorisés début 2025 par la Commission de régulation de l’énergie, améliorant la rentabilité des installations.
7. Individualiser les compteurs d’eau

Lorsque le compteur d’eau est commun à la copropriété, le syndic répartit les charges entre les différents occupants. Une solution qui peut avantager des consommateurs gourmands en eau et peser sur les plus économes.
Pour rétablir l’équilibre, mieux vaut individualiser les compteurs d’eau. Ainsi, chaque copropriétaire paie réellement sa consommation et est davantage incité à faire plus attention. Individualisé, les frais sortent alors des charges de copropriété. Seules seront facturées à tous, les dépenses liées à l’utilisation de l’eau dans les parties communes (pour l’arrosage des plantes par exemple ou le ménage).
8. Intégrer des systèmes domotiques pour piloter les usages énergétiques
Afin de faire des économies d’énergie, les copropriétés ont tout intérêt à s’équiper de dispositifs intelligents : des systèmes domotiques. Ces appareils permettent de piloter un ou plusieurs équipements.
Par exemple, il est possible d’installer un thermostat connecté pour ajuster la température en fonction du climat ou des heures de présence ou absence de certains occupants. De la même manière, des programmateurs peuvent contrôler le débit d’eau et les heures d’arrosage pour diminuer la consommation d’eau.
Côté éclairage, pour éviter les gaspillages, il est possible d’intégrer des lampes à détecteur de mouvements. Certaines sont munies de panneaux photovoltaïques. Elles se rechargent en journée pour offrir un éclairage sans frais la nuit.
À compter du 1er janvier 2027, tous les bâtiments devront être équipés d’un programmateur de chauffage connecté. Anticiper cette obligation dès 2025 permet de bénéficier d’aides financières comme les Certificats d’économies d’énergie (CEE) et d’éviter une mise en conformité précipitée. Un thermostat programmable permet de réduire la facture de chauffage jusqu’à 15 %.
Bon à savoir 💡
En 2027, l’installation d’un programmateur de chauffage connecté deviendra obligatoire dans tous les bâtiments. Les copropriétés ont donc tout intérêt à anticiper cette échéance. D’autant plus qu’il permet de faire jusqu’à 15% d’économies d’énergie par an.
9. Dématérialiser l’envoi des courriers
Qu’il s’agisse des convocations aux assemblées générales ou d’informations à destination des occupants, les frais de courrier mis bout à bout peuvent représenter une certaine somme. Pour éviter ses dépenses, le syndic peut privilégier des envois par mail, au maximum. En dématérialisant, il évite aussi aux courriers de se perdre.
10. Externaliser le contrat du gardien ou concierge
Enfin, le salaire d’un gardien qui réside dans la copropriété peut s’avérer très élevé et peser sur les charges. Parfois, il est plus économique d’externaliser et de prendre un employé d’immeuble quelques heures par jour. Cela dépend de la taille de la copropriété mais aussi du salaire versé.
En faisant appel à un prestataire externe, le syndic évite aussi toute la gestion des ressources humaines (congés payés, arrêts, etc.). Il peut assurer une continuité de la présence quotidienne dans l’immeuble puisque le prestataire peut envoyer un remplaçant en cas de congés, par exemple.