La loi Élan est essentiellement connue pour ses mesures qui concernent les bâtiments tertiaires. Toutefois, de nombreuses réglementations s’appliquent aussi en copropriété, et plus particulièrement lorsqu’elles touchent les travaux. Découvrons dans cet article ce qu’il en est !
Qu’est-ce que la loi Elan ?

La loi Elan (Evolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique) a été promulguée le 23 novembre 2018 et complétée par l’ordonnance du 30 octobre 2019. Elle comprend plusieurs volets qui visent à améliorer le logement en France, tant au niveau de la construction, que de la rénovation ou encore de la gestion quotidienne du bâtiment.
Pour info 🔍
Le registre national des copropriétés, alimenté par l’ANAH et géré depuis 2016, recensait 541 903 copropriétés immatriculées en France en 2022 et 572 450 en 2023.
Découvrons les mesures qui concernent les travaux en copropriétés.
L’individualisation des frais de chauffage
C’est à la loi Elan qu’on doit l’obligation d’équiper les copropriétés qui disposent de chauffages collectifs, réseaux de chaleur ou de centrales de froid et réseaux de froid, de compteurs individuels.
Ces derniers permettent d’individualiser les frais de chauffage ou de climatisation et de mieux répartir les charges entre les différents copropriétaires. D’après une étude de l’Ademe publiée en 2018 sur plus de 4000 logements, “les évolutions de consommations d’énergie avant/ après la pose d’IFC (individualisation des frais de chauffage) se situent en moyenne autour de – 15%”, avec un potentiel exceptionnel atteint « jusqu’à 25 % selon la configuration ».
🔎 À noter
Ne sont pas concernés par la loi, les immeubles collectifs dont la consommation en chauffage ou froid est inférieure à 80 kWh/m² par an, qui démontrent que l’installation est techniquement impossible ou que le coût du projet est supérieur aux bénéfices attendus.
Votre copropriété n’a toujours pas mis en place d’individualisation des frais de chauffage ou de climatisation ? En tant que copropriétaire, vous vous exposez à une amende de 1500 euros par an et par logement jusqu’à la mise en conformité de la copropriété.
