Si les panneaux photovoltaïques se font de plus en plus de place en copropriétés, les panneaux solaires thermiques ont encore du chemin à parcourir. Pourtant, lorsqu’ils sont bien dimensionnés et installés, ces équipements présentent plein d’avantages pour les copropriétaires et les locataires : baisse des charges, énergie d’origine renouvelable, amélioration de la valeur verte de l’immeuble. Le point sur les panneaux solaires thermiques en copropriété avec Genius !
Panneaux solaires thermiques : pour quels types de copropriété ?
- disposer d’une bonne isolation thermique ;
- bénéficier d’un ensoleillement suffisant ;
- avoir l’espace nécessaire pour installer les différents équipements (capteurs sur le toit, ballon de stockage en chaufferie etc.).
Seule une étude technique réalisée par un professionnel permet de savoir si ce type de chauffage de l’eau est adapté à votre besoin. Sachez toutefois qu’en général, les grandes copropriétés se tournent plutôt vers le raccordement à un réseau de chaleur, un système plus puissant, tout aussi vert et souvent moins cher.
💡Bon à savoir
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025, certaines communes ont renforcé leurs règles d’urbanisme concernant les installations solaires. Désormais, dans les zones protégées (sites patrimoniaux, monuments historiques, zones classées), l’accord de l’Architecte des Bâtiments de France (ABF) est systématiquement requis, même pour des installations de petite taille.
Quels sont les différents types de panneaux solaires thermiques pour copropriété ?

Il existe plusieurs types de chauffe-eau solaire collectif qui permettent de s’adapter aux besoins de la copropriété. Toutefois, leur fonctionnement est similaire.
Ils sont ainsi tous composés :
- de panneaux solaires qui captent les rayons du soleil et les transforment en chaleur ;
- d’un fluide caloporteur qui transporte l’eau réchauffée jusqu’à l’échangeur ;
- d’un système de régulation qui contrôle le démarrage (ou l’arrêt) des circulateurs ;
- d’un échangeur qui transfère la chaleur du fluide caloporteur jusqu’à l’eau sanitaire ;
- d’un ballon de stockage qui stocke l’eau chaude le temps qu’elle soit utilisée ;
- d’un système d’appoint qui chauffe l’eau si les panneaux solaires n’ont pas joué leur rôle (en cas de température très basse par exemple).
Chauffe-eau solaire collectif (CESC)
Le chauffe-eau solaire collectif (CESC) est le type d’équipement le plus courant en copropriété. Il fonctionne sur le même principe que le chauffe-eau solaire individuel (CESI). L’eau chaude est stockée dans une chaufferie (un local en sous-sol ou en rez- de-chaussée le plus souvent) avant d’être distribuée dans les différents appartements à une température de consigne, grâce au bouclage sanitaire.
💡 C’est quoi le bouclage de l’eau chaude sanitaire ?
Il s’agit d’un système qui permet à l’eau d’arriver rapidement et à la bonne température au point de distribution, même en cas de baisse des températures et de perte de chaleur dans les canalisations. Cela est rendu possible grâce à une à une pompe qui fait circuler l’eau en permanence, évitant ainsi les déperditions thermiques.
Chauffe-eau solaire collectif à appoint individualisé (CESCAI)
Le chauffe-eau solaire collectif à appoint individualisé (CESCAI) fonctionne quant à lui de la même manière : l’eau chaude est produite et stockée dans un local avant d’être distribuée. Toutefois, chaque appartement possède son propre système d’appoint individuel ! Le bouclage sanitaire n’est cependant pas garanti.
Chauffe-eau solaire collectif individualisé (CESCI)
Enfin, dans le cas d’un chauffe-eau solaire collectif individualisé (CESCI), seuls les panneaux solaires thermiques sont collectifs. Le système de stockage et d’appoint sont individuels. Par ailleurs, il n’y a pas non plus de bouclage sanitaire.
ℹ️ Pour info
Selon EurObserv’ER, dans l’Union Européenne, la surface annuelle de capteurs solaires thermiques installée en 2023 a été de 1,8 million m², contre 2,4 millions m² en 2022, soit une baisse de –23,9 %
