Le Projet de Plan Pluriannuel de Travaux (PPPT) fait partie de l’arsenal des mesures contraignantes pour les copropriétés. Que se passe-t-il si ce document n’est pas réalisé dans les délais impartis ? Qui est responsable légalement en cas de non-réalisation du PPPT ? Genius vous donne toutes les réponses dans cet article.
Rappel : le PPPT devient progressivement obligatoire

Le Projet de Plan Pluriannuel de Travaux (PPPT) est un document réalisé par un expert qui permet de planifier les différents travaux à réaliser au sein d’une copropriété sur les dix prochaines années afin de garantir la sauvegarde de l’immeuble ainsi que l’amélioration de ses performances énergétiques.
Il est obligatoire :
- depuis le 1er janvier 2023, pour les copropriétés de plus de 200 lots :
- depuis le 1er janvier 2024, pour les copropriétés de plus de 50 lots et moins de 200 lots ;
- depuis le 1er janvier 2025, pour les copropriétés de moins de 50 lots.
Autrement dit, le PPPT est devenu obligatoire pour toutes les copropriétés, quelles que soient leurs tailles, depuis 2025. A noter toutefois, que les copropriétés neuves (moins de 15 ans) ne sont pas concernées.
Besoin d’aide 💡
Pour être accompagné sur les démarches liées au PPPT ? Contactez Genius ! Nous aidons les copropriétés à trouver le professionnel le plus qualifié pour réaliser ce document. Devis en ligne et comparables, artisans vérifiés, résumé à présenter en AG : on s’occupe de tout !
Quels risques pour les syndicats de copropriétaires ?
Votre copropriété a plus de 15 ans, dispose de plus de 200 lots, et n’a toujours pas réalisé de PPPT ? Lisez ce qui suit.
Paiement des dommages et intérêts
L’article 14 de la Loi de 1965 stipule que « [Le Syndicat] a pour objet la conservation et l’amélioration de l’immeuble ainsi que l’administration des parties communes ; est responsable des dommages causés aux copropriétaires ou aux tiers ayant leur origine dans les parties communes, sans préjudice de toutes actions ».
Pour résumer, le syndicat des copropriétaires est responsable des dommages causés dans les parties communes d’une copropriété. Or, certains sinistres peuvent être liés à l’insalubrité du bâtiment, à un manque d’entretien des équipements ou encore à l’absence de travaux de rénovation dans les parties communes. Il peut s’agir d’une installation électrique défectueuse et/ou obsolète qui peut entraîner une électrocution voire un départ de feu, d’une cheminée tombant d’un toit, d’une rambarde se dévissant, etc.
Par exemple, si vous avez un dégât des eaux mais que vous n’avez pas effectué de Plan Pluriannuel de Travaux, l’assurance de l’immeuble ne remboursera aucun dégât.
Dans ce cas, la responsabilité du syndicat peut être engagée devant le tribunal. Elle prend la forme d’un versement des dommages et intérêts à hauteur du préjudice locatif.
