L’année 2026 confirme une tendance inquiétante : les charges de copropriété continuent d’augmenter sensiblement. Cette hausse impacte directement les budgets des copropriétaires et suscite de nombreuses inquiétudes. Tour d’horizon des principales hausses, des chiffres à connaître et des leviers pour mieux gérer la situation.
Une hausse généralisée des charges en 2026

Les dernières données de l’ARC indiquent une augmentation moyenne des charges de copropriété de 4,6 % en 2023, confirmée dans leur observatoire (« Césarc ») publié début 2025.
Cette tendance haussière, bien que notable, reste en deçà de certaines projections plus pessimistes pour 2026, notamment en raison de la modernisation obligatoire des systèmes d’alarme d’ascenseurs, des mesures énergétiques et des nouveaux diagnostics, qui pourraient entraîner des surcoûts locaux ou ponctuels supérieurs à cette moyenne
1. Les coûts énergétiques : toujours sous tension
Malgré une baisse importante du Tarif Réglementé de Vente (TRV) de l’électricité au 1er février 202 (environ –14 à –15 %), les copropriétés ne constatent pas de diminution visible sur leurs factures. En cause : des hausses simultanées réglementaires qui compensent voire annulent la réduction attendue :
- Baisse du TRV (~ –15 %)
Entrée en vigueur le 1er février 2025, confirmée par la CRE, cette baisse représente en moyenne une diminution de 42 € TTC/MWh — soit environ –15 %. - Hausse du TURPE anticipée (+7,7 %)
Le Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d’Électricité (acheminement) a été relevé exceptionnellement dès le 1er février, au lieu d’août. Cette augmentation de 7,7 %, incluant une hausse de 9,6 % pour le transport, a pour objectif de résorber les déficits accumulés d’Enedis et RTE entre 2021 et 2024. - Remontée de l’accise (CSPE/TICFE)
La taxe sur la consommation d’électricité est revenue à son niveau d’avant-crise, passant de 21 €/MWh à 33,70 €/MWh, soit une hausse notable renforcée par l’inflation
À surveiller en 2026 🔍
L’ARENH (mécanisme qui permettait d’accéder à une part d’électricité nucléaire à prix régulé) prend fin au 31 décembre 2025. En pratique, cela peut rendre les prix d’approvisionnement plus sensibles aux conditions de marché en 2026 selon les contrats et les dates de renouvellement. D’où l’intérêt, pour les copropriétés, de calendrieriser la remise en concurrence et de vérifier les clauses d’indexation avant échéance.
2. L’entretien des immeubles devient plus coûteux
Les entreprises de maintenance répercutent les hausses de salaires et du coût des matériaux sur leurs tarifs. Cela se traduit par une augmentation moyenne de 4 à 17 % sur les contrats d’ascenseur, de nettoyage ou de chauffage.
Nettoyage / propreté
Selon la Fédération des Entreprises de Propreté (FEP), face à l’augmentation des coûts de personnel et des fournisseurs en 2022, sept entreprises sur dix ont répercuté moins de 5 % de cette hausse dans leurs prix.
Ascenseurs, chauffage, gardiennage… dans les copropriétés
Une analyse récente note que les coûts liés à l’ascenseur, au chauffage collectif ou au gardiennage s’intensifient en raison de la hausse de l’énergie, des salaires, de la modernisation des installations et des exigences réglementaires.
3. Inflation des coûts contractuels et assurances
Contrairement à une idée répandue, l’’Indice du Coût de la Construction (ICC), bien qu’historiquement en hausse, a diminué au 1er trimestre 2025 : il s’établit à 2 146, contre 2 227 un an plus tôt (1er trimestre 2024), soit une baisse de ‑3,64 % sur un an.
Cependant, nous pouvons, à contrario, observer une augmentation de 9 % en moyenne des primes d’assurance immeuble, liée aux risques climatiques et aux sinistres en copropriété.
Où les hausses sont-elles les plus fortes ?
Voici les hausses constatées par poste de charge en 2026 :
